Rochet-Schneider Manifeste
Avoir comme objectif de dessiner la première Rochet-Schneider depuis 100 ans et qu’elle soit absolument unique, inoubliable, peut être stressant.
Le stress est un grand inhibiteur de créativité.
Un moyen de lutter contre cet effet délétère est de remplir une page, puis deux, puis trois sans aucun objectif particulier. Un dessin peut être juste trois lignes. Ensuite, on regarde et c’est le regard qui est créatif.
J’ai constaté que je ne dessinais jamais entièrement les roues pour gagner du temps et essayer le plus d’idées possible.
J’ai décidé alors de faire le choix de transformer cette première voiture en une esquisse tri-dimensionnelle avec des roues incomplètes.
De plus, plutôt que de faire un type de voiture en particulier, une époque en particulier, un usage en particulier, tout cela étant trop réducteur, l’idée est venue de simplement exprimer la liberté créatrice qui sera le moteur de la marque ainsi que sa très forte connexion avec la réalité.
On rêve mais on ne ment pas.
Ainsi, il y a bien présent des pièces techniques comme les prises d’air avant et des sorties d’air latérales qui indiquent la respiration nécessaire au moteur. Ces prises d’air ont un impact fort sur la forme de la voiture, qu’elles déforment à proximité, indiquant bien par là le lien entre la mécanique et l’esthétique qui doivent aller de pair et ne peuvent être séparées.
La voiture est posée, statique au sol, comme sur un piédestal, avec les roues qui pourraient « tourner dans le vide ». Cette sensation d’immobilité voire d’incapacité, d’impuissance à pouvoir bouger, est contrebalancée par l’élan de la forme, très expressif dans son profil mais aussi dans les autres angles de vue, même le logo arrière semble avoir été étiré par le déplacement de la forme.
La liberté se manifeste par l’indépendance de la forme par rapport au sol dont elle n’épouse pas la linéarité et la platitude.
La forme doit certes « contenir » la mécanique et ses occupants mais elle présente aussi des surfaces concaves, creux et orifices.
Son profil d’avant-guerre contraste avec la recherche aérodynamique et si les proportions sont généreuses, elles n’en sont pas pour autant caricaturales.
Elle se présente à vous avec d’abord ses initiales, son prénom puis son nom. Elle revêt les couleurs de la marque qui sont aussi celles de la ville de Lyon.
Au final, imaginez avoir une petite maquette de la Manifeste au creux de votre main.
Vous la placez maintenant à côté d’autres petites voitures sur une étagère.
Que constaterez-vous ?
Elle est bien unique et inoubliable.
Objectif atteint.
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La palette proposée pour la Manifeste reprend les quatre couleurs héraldiques du blason de Lyon:
« De gueules au lion rampant armé, lampassé d’argent au chef d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or »
Votre Manifeste se dévoile dans un décor en hommage à la Place des Terreaux à Lyon, œuvre du plasticien français Daniel Buren, Christian Drevet, architecte et urbaniste et Laurent Fachard, éclairagiste.
ConfluenceRouge
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Au début d’une nouvelle aventure, il faut un manifeste:
« Nous déclarons vouloir être libre d’explorer les formes et les lignes sans limite »